Pour être sur la ligne de départ de la Mini Transat 2029, il faut d’abord enchaîner les saisons : six à dix courses par an, de mars à septembre, entre la Bretagne, la Méditerranée et les Açores. La traversée est l’aboutissement d’un parcours déjà engagé.
Pour entrer en Mini Transat il faut cumuler 1 500 milles en course officielle avec le même bateau et boucler un parcours de qualification de 1 000 milles en solitaire, sans escale.
Cela transforme les années qui précèdent en une saison continue. Le circuit Class Mini parcourt la côte atlantique française, la Méditerranée espagnole et italienne et les Açores : chaque course est un départ, une arrivée, un ponton avec du public et une histoire de plus à raconter. Ça ne commence pas en 2029 — ça commence le premier week-end de mars.
Calendrier officiel Class Mini 2026. Les courses de chaque saison se confirment en fonction de la qualification et du calendrier définitif de la classe.
Je travaille comme gréeur à Marina Coruña Varadero, où j’ai appris le métier auprès de Chuny Bermúdez de Castro.
Nous travaillons surtout sur des voiliers de 25 à 60 pieds — l’entretien de tout ce qui se trouve sur le pont : accastillage, mâts, voiles, cordages et gréement.
Aujourd’hui j’applique ce même métier à mon propre bateau, pour traverser l’Atlantique en solitaire en 2029.
Journal de bord du projet Chaque avancée, datée et photographiée Le journal ouvert de la campagne, de l’entrée la plus récente à la plus ancienne : sorties d’eau, mise au point, courses et milles de qualification. Il s’enrichit au fil de l’eau. Voir les entrées →
La Mini 6.50 est la plus petite classe de la course au large et, en même temps, la plus libre. Sa jauge laisse la division prototype presque sans contrainte de conception. C’est le seul endroit du sport où une idée radicale peut se construire, se mettre à l’eau et gagner une transatlantique dans le même cycle.
C’est pour ça que l’industrie la regarde. Les chantiers, les architectes navals et les équipes du Vendée Globe se servent du Mini comme banc d’essai : ce qui marche ici finit, des années plus tard, sur des bateaux vingt fois plus chers.
En réaction à l’envolée des budgets de la course au large. Des petits bateaux, des règles de sécurité strictes, une liberté totale de conception.
L’architecte David Raison met à l’eau Magnum, le premier prototype à étrave arrondie, et gagne avec lui la Mini Transat 2011 — précisément l’édition qui finissait à Salvador de Bahia. L’idée passait pour une excentricité.
Les Mini prototypes montent des foils et servent de plateforme de développement des années avant que la technologie ne se stabilise dans les grandes classes.
L’étrave qui a gagné une Mini Transat est aujourd’hui le standard en Class40 et en IMOCA — le même type de bateau qui court le Vendée Globe. Une idée éprouvée sur 6,50 mètres a redéfini une flotte entière.
Ellen MacArthur, Michel Desjoyeaux, Thomas Ruyant, Charlie Dalin, Ian Lipinski, Yannick Bestaven. Tous sont passés par ici avant de gagner le Vendée Globe, la Route du Rhum ou la Transat. Il n’existe pas de titre équivalent dans la course au large.
La flotte est limitée à 90 bateaux et il y a plus de candidats que de places : elles s’attribuent aux milles cumulés en course officielle. Être sur la ligne de départ est déjà un filtre.
Six mètres cinquante. Moins d’une tonne. Personne pour prendre le quart, pas d’escale technique, pas de fichier météo envoyé depuis la terre.
C’est un Mini 6.50 prototype dessiné par Marc Lombard — le Lombard 7, coque 709. Il a été baptisé Luna. Il s’appelle aujourd’hui Barra. Division prototype : la catégorie à conception libre, une trentaine de places sur les 90 de la flotte. C’est la partie de la classe où l’on construit ce qui n’existe pas encore.
L’inventaire complet du bateau. Elles ne sont pas toutes envoyées en même temps : elles se combinent selon l’allure et la force du vent. Celles de portant — spi et code 5 — sont celles qu’on voit sur les images aériennes de course.
La Mini Transat est partie de La Rochelle entre 2001 et 2011, et en 2011 elle a fini pour la dernière fois à Salvador de Bahia. La Class Mini a repris ce parcours en janvier 2026 pour les éditions 2027 et 2029.
En pratique c’est un tracé neuf : des médias et des marchés qui ne l’ont plus couvert depuis presque vingt ans. La deuxième étape franchit l’équateur.
Photo et vidéo réalisées par moi, avec mon matériel. L’atelier, le chantier, la mise à l’eau et les premiers milles.






© Vincent Olivaud · La Boulangère Mini TransatPhoto et vidéo du projet lui-même, sauf la dernière, cédée par Vincent Olivaud. Chaque image s’ouvre en plein écran.
L’objectif c’est 2029, mais le chemin est fait de courses plus petites, et chacune peut se parrainer séparément. C’est la façon de tester la collaboration sans s’engager sur trois ans.
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